L’ acupuncture, outil de la MTC.

On a adopté en Occident le mot « acupuncture » pour traduire le terme chinois Tchen-Kieou. , traduit dans un ouvrage anglais en 1683 (Dissertation au sujet des rhumatismes, de l’acupuncture).

L’acupuncture ne se limite pas seulement à l’application d’aiguilles en des points précis. Elle comprend aussi des cautérisations spécifiques appelées moxas (terme japonais). La preuve en est le mot Tchen-Kieou lui-même, qui signifie aiguille et feu.

Longtemps, en Occident, cette technique de moxibustion a été considérée comme complémentaire de celle des aiguilles. Or, dans la tradition chinoise, elle doit être placée sur un plan d’égalité car toute aussi efficace.

Pour le patient, le choix de l’acupuncture permettra l’accès à une démarche thérapeutique pour lutter contre une certaine dysharmonie de l’organisme, ou la recherche de techniques propices à une démarche curative, lorsque la maladie est installée.

Le traitement par acupuncture exige non seulement de connaître la localisation de chaque point mais aussi de comprendre le contexte de ces points. Les praticiens de la médecine traditionnelle chinoise travaillent avec le Qi et sa circulation. Chaque « point d’acupuncture » possède à la fois une composante anatomique et énergétique, et constitue une partie intrinsèque du système des méridiens, qui permet un échange entre l’Extérieur et l’Intérieur du corps. Dans ce contexte, le praticien a la connaissance du trajet des méridiens, des catégories de points et leurs associations, soigneusement choisis en fonction des effets qu’ils représentent sur l’ensemble des canaux énergétiques..

Notre organisme compte 361 points d’acupuncture sur 12 méridiens principaux. C’est en stimulant ces points d’acupuncture que le praticien harmonise l’état énergétique du patient et permet l’amélioration de l’état de santé et le bien-être du patient et ce, dès les premières séances.

Sur le corps, « le terrain ne fait pas la carte ! »

L’œil expérimenté du praticien permettra de réaliser cette recherche de points et de synergies. « Un point d’acupuncture est localisé là où on le localise » ; tout comme la localisation des veines, des artères, des nerfs… la localisation des points peut varier. Par conséquent, localiser et solliciter un point d’acupuncture est un processus spécifique pour chaque patient. En fin de compte, la localisation exacte d’une « dépression » au niveau du point d’acupuncture se trouvera là où on peut la sentir, la stimuler de façon énergique en toute sécurité, et le plus important de tout, là où elle est efficace pour le traitement.


Quels outils sont utilisés ?

L’acupuncture, en définitive, est la science qui a su exploiter au mieux exploiter les propriétés nerveuses de la peau dans un but thérapeutique : aiguilles, moxas, ventouses, mais aussi massages, pressions, ce qui a donné les techniques de Do in, de Shiatsu et d’acupressure, pour parler des plus connues.

Les aiguilles

L’acupuncteur, en insérant de fines aiguilles dans ces points, provoque un stimuli sur l’organisme qui permet de rétablir la circulation à l’intérieur des canaux énergétiques, et par relation de cause à effet, fait disparaître les différents symptômes et rétablit l’état général du patient. Les aiguilles utilisées sont stériles et à usage unique. Plutôt fines et souples, elles sont enduites de silicone qui atténue la sensation lors de la puncture. Elles sont conçues dans le respect de l’hygiène et du corps du patient. Après chaque utilisation, le praticien prend soin de collecter les aiguilles  dans un dispositif spécifique aux usages de matériel à risque infectieux.

Les moxas

De quoi s’agit-il ?

L’acupuncture est un art médical qui utilise aussi l’effet de la chaleur sur ces mêmes points du corps. C’est cette méthode de cautérisation que l’on appelle moxibustion.

Les personnes qui ont été soignées par l’acupuncture le savent bien. Beaucoup d’entre elles ont reçu ce type de traitement, ou bien ont senti cette odeur particulière et agréable que laisse l’armoise en se consumant, cette plante que la tradition chinoise a sélectionnée depuis des millénaires pour fabriquer les moxas. La chaleur perçue lors de l’utilisation de la moxibustion a un effet relaxant et revigorant.

Dans la pratique, les acupuncteurs chauffent le plus souvent les points du corps à l’aide d’un rouleau spécial d’armoise compressé. Mais comme, pour être efficace, cette technique demande à être répétée plusieurs fois par semaine, il est souvent difficile pour le patient de venir au cabinet si souvent. C’est pourquoi, un bon nombre de praticiens indique au patient l’emplacement du point ou des points à traiter, en lui conseillant de se procurer les rouleaux afin de les utiliser lui-même ou avec l’aide d’une tierce personne.


Les différentes techniques de moxas :

L’armoise, pour la pratique des moxas, se présente de deux façons : soit sous forme d’étoupe en vrac, soit sous forme de rouleau, où la plante est compressée. Les différentes techniques des moxas que l’on retrouve sont les suivantes :

-Moxas en cône ou en boule ;

-Moxas sur aiguille ;

-Moxas au rouleau.

Les ventouses :

Utilisées depuis toujours à travers le monde jusque dans nos campagnes, ces petites “tasses” en verre et en forme d’ampoule sont appliquées à même la peau du patient.
Elles vont permettre de rétablir la circulation de l’énergie et sont principalement utilisées sur le dos du patient.